Publié le 16 avril 2021 à 08h11 (il y a 21 jours environ) dans « Séance Plénière »
Compte administratif 2020 et budget primitif 2021  : les indicateurs sont au vert

© Source : Conseil départemental de Mayotte - DCIP

Lors de ses Vœux à la population, le président du Conseil départemental Soibahadine Ibrahim Ramadani avait insisté sur cet objectif – atteint – du redressement financier : « Nous avons résorbé le déficit financier de 53 millions d’euros en un temps record, grâce à des mesures drastiques d’anticipation : arrêt des emplois saisonniers, des recrutements directs, de certaines aides et de subventions, suppression de primes indues, non-remplacement systématique des départs à la retraite, tout cela grâce aussi à un travail collaboratif efficace de nos services avec ceux de la Préfecture. Nous avons donc redressé les finances du département, conformément aux orientations du contrat de CAHORS qui plafonne nos dépenses de fonctionnement à 1,5 % d’une année sur l’autre. Nous l’avons fait tout en optimisant nos recettes, et en dégageant des excédents de fonctionnement que nous affectons à l’investissement».

Le compte administratif 2020, résultat du dernier exercice de la mandature, fournit une photographie précise des résultats financiers de la collectivité au 31 décembre dernier : les mesures d’envergure décidées pour gérer la pandémie et les dépenses nouvelles ont été absorbées grâce à une gestion rigoureuse conduite depuis le début de la mandature. Dans ces résultats, notons que celui du fonctionnement est de 56 millions en 2020 contre 53 millions d’euros en 2019. Les concours financiers de l’Etat représentent 144 millions d’euros en 2020 soit 45 % des recettes de la section de fonctionnement et les impôts et taxes 130 millions soit 41 % de celles-ci. Les droits de mutation à titre onéreux ont impacté positivement les finances de la collectivité passant de 2,4 millions à la fin 2014 à 54,7 millions d’euros en 2020. Les dépenses d’investissement atteignent en 2020 un niveau d’exécution de 89,2 millions d’euros contre 74 millions en 2019.

Le budget 2021, dernier de la mandature, a lui aussi été impacté par la crise sanitaire, contraignant des marges de manœuvre déjà fragilisées par l’absence des recettes de fonctionnement et la hausse des dépenses non compressibles. Une gestion financière responsable, intégrant la cap fixé dans le contrat de Cahors (évolution des dépenses limitée à un taux maximal de 1,5 %), a permis à la collectivité de consolider les grands équilibres financiers et ainsi assumer ses engagements malgré des dépenses imprévues liées à la crise.

Le budget 2021 s’établit à 318,7 millions d’euros en fonctionnement (contre 321,6 l’an dernier) et à 167,8 millions d’euros en investissement. A noter que la masse salariale (budget principal et annexes) qui représente 42 % des dépenses réelles de fonctionnement se trouve tirée par le haut par l’augmentation de la rétribution des assistants familiaux (effectifs et rémunération) et des tickets restaurants, qui contribuent à faire vivre le commerce local (4,5 millions d’euros).

Les dépenses exceptionnelles sont évaluées à 6,3 millions  en 2021 (9,5 millions en 2020 pour des mesures d’accompagnement des entreprises et personnes vulnérables).

Les dépenses d’investissement pour 2021 portent sur la poursuite de l’aménagement des pistes rurales à vocation agricole (8 millions), la poursuite de la réfection du réseau routier départemental (16 millions) en particulier au sud, les quatre pôles d’échange multimodaux (PEM) de Grande terre (Chirongui, Coconi, Dzoumogné et Mamoudzou), les abribus et le hub pour une enveloppe de 6 millions d’euros, la poursuite du programme des équipements sportifs pour 5 millions, la 1e phase des travaux de réhabilitation de l’extension du quai n°1 et 2 ainsi que du terminal gazier pour 13 millions d’euros, le raccordement des sites prioritaires en numérique (4 millions…). 60 millions d’euros seront inscrits en matière de subventions d’investissement à destination des communes, intercommunalités et entreprises.

 

Document à télécharger