Publié le 28 octobre 2021 à 13h43 (il y a 30 jours environ) dans « Culture »
Le  Département remet sa contribution en faveur des langues régionales à Roselyne  Bachelot-Narquin
La Délégation mahoraise aux côtés de la Ministre de la Culture.
© Source : Conseil départemental de Mayotte - DCIP

Les États généraux du multilinguisme dans les Outre-mer, organisés par les Ministères de la culture, des Outre-mer et de l’Éducation nationale, ont été officiellement ouverts ce lundi 26 octobre au soir à La Réunion par la ministre Roselyne Bachelot-Narquin.

Mayotte y est représentée par une délégation, conduite par la 4ème vice-présidente en charge de la culture, Zouhourya Mouayad Ben, du conseiller départemental El Anrif Hassani et composée entre autre de l’association des maires, du rectorat, de la direction des affaires culturelles et du CCEEM (Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement).

Les derniers États généraux avaient eu lieu en 2011 en Guyane, entre temps, la loi du 12 mai 2021 relative à la protection et la promotion des langues régionales a été instaurée, donnant plus de place à ces langues dans l’enseignement et les services publics.

De son côté, le Conseil départemental a avancé : normalisation et adoption d’un alphabet du shimaore et kibushi en 2020, signature d’une convention sur la formation, l’enseignement, l’apprentissage et la diffusion des langues mahoraises pour la période 2021-2024. Enfin, le Département ambitionne la création de l’Institut des langues et civilisations de Mayotte (délibération DL_CP2021_0075).

À l’occasion du lancement des États généraux du multilinguisme, les élus ont remis à la ministre de la culture, Roselyne Bachelot-Narquin un document récapitulatif de la politique du CD976 en faveur des langues régionales, ainsi qu’un exemplaire de la bande dessinée, Mayotte, rencontres de peuples et civilisations, dans les trois langues (français, shimaore et kibushi).

Un courrier du président du Conseil départemental Ben Issa Ousseni accompagne cette contribution : « notre jeune département est très actif sur le front des langues régionales qui participent de la qualité de notre service public. En souhaitant trouver auprès de vos services le meilleur accueil vis-à-vis de nos démarches, je profite de l’occasion qui m’est offerte de vous inviter à nous rendre visite à Mayotte, où nous avons accueilli il y a peu vos homologues Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu. Les actions départementales en matière de promotion de la culture et de sauvegarde du patrimoine, trouveront à n’en pas douter un accueil très favorable auprès de vos services et nous serions ravis de pouvoir vous faire découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Mayotte » formule au passage le président dans ce courrier d’accompagnement.

Les travaux des États généraux du multilinguisme se poursuivent toute la semaine, à travers des ateliers thématiques autour de trois axes : l’enseignement des langues locales, leur conservation et leur utilisation dans l’espace public.
Mayotte possède un héritage culturel riche, composé notamment de deux langues régionales qui contribuent à la construction identitaire des mahorais et qu’il convient de sauvegarder, enseigner et promouvoir. Officiellement la France recense 75 langues locales, dont une soixante sont parlées en Outre-mer.

La délégation mahoraise présente aux EGM entend bien parler d’une même voix pour la reconnaissance et la valorisation du shimaore et kibushi.